Le 16 mars 2009
Hervé Morin, Ministre de la Défense et Président du Nouveau Centre, soutient le retour de la France dans l'OTAN
"Un certain nombre disent à tort que c'est un facteur qui risque de porter atteinte à l'indépendance de la France. D'autres indiquent que cela empêchera la France de pouvoir mener une politique étrangère particulière et de porter la voix de la France à travers le monde !!! " a expliqué Hervé Morin sur RTL, à quelques heures du débat sur la politique étrangère de la France devant les députés.
"En aucun cas, l'indépendance de la France n'est remise en cause par le fait d'intégrer les structures militaires de l'OTAN: nous resterons maîtres de nos forces au sein de l'Alliance atlantique", a répété le ministre de la Défense, qui voit "au moins deux avantages" à ce retour.
Cela va "permettre d'avancer beaucoup plus sur la construction de la défense européenne", a estimé Hervé Morin. En réintégrant l'OTAN, la France dit "nous sommes totalement dans le jeu de l'Alliance atlantique mais en même temps nous voulons faire avancer l'Europe de la défense".
Parallèlement, "nous avons à bas bruit réintégré progressivement la totalité des structures. Nous en étions des acteurs majeurs sans en définir le scénario", a ajouté Hervé Morin. "Nous voulons compter dans la définition des objectifs, des opérations , la stratégie mise en oeuvre".
Interrogé sur la proposition américaine de dialoguer avec les talibans modérés en Afghanistan, le ministre de la Défense a souligné que "derrière le vocable de taliban, il y a à la fois des hommes qui font un véritable djihad contre l'Occident, et d'autres qui portent une idée d'un islam total dans leur pays".
Rappelant que pour la France "il n'y a pas de solution uniquement militaire", Hervé Morin a jugé qu'"il faut engager un processus de réconciliation nationale et donc avec une partie des talibans". "Il y aura des élections en Afghanistan, c'est le moment pour le faire".